Une journée à Zemen : le 30 décembre 2007
Un dimanche matin, levés de bonne heure pour une fois, direction la gare Routière pour effectuer le challenge de Stefan (Apprendre à connaître la ville en 2 jours : trouver la gare, l’ambassade de France, le prix du pain, la banque et le théâtre national de Bulgarie, et autres lieux utiles…) Arrivés là-bas, l’envie de partir nous démange, partir pour découvrir peut-être un autre visage de la Bulgarie… Qu’y a-t-il en effet derrière les nuages de pollutions qui recouvrent la capitale, derrière ces montagnes qui l’entourent ? …
Nous nous décidons pour un voyage en rail, la gare n’étant pas loin…
Nous ne savions pas alors que la Bulgarie n’étant pas la France, les bus y sont plus rapides que les trains !!
Nous avisons les destinations qui se déroulent sur les grands panneaux lumineux de la gare, une construction datant surement de l’ère communiste : grande, démesurée, inhumaine…
Après avoir vérifié sur la carte que ça n’était pas trop loin, nous nous décidons pour Kioustendil : ville thermale charmante à proximité des frontières Serbes et Macédoniennes. Les billets achetés après s’être faits refouler de plusieurs guichets, certains car ils ne vendaient pas de billet pour le jour, d’autres car ils étaient réservés à d’autres destinations, nous finissons par monter dans le train.
De là, le paysage se déroule sous nos yeux, les versants du mont Vitosha, les plaines enneigées, Pernik et ses usines désaffectées de l’ère communiste (elles aussi). Des visions à la fois surréalistes et parfois glauques.
Le temps passe, le train fait un nombre incalculable d’arrêts. Nous nous impatientons. Nous réalisons que si nous souhaitons visiter la ville à la lumière du jour, il ne reste que peu de temps... Finalement, nous nous décidons à descendre à Zemen, charmant village sans atout particulier, si ce n'est comme nous l'avons appris plus tard sa fabrique de béton dû à la carrière de sable qui fait face au village
et son monastere que nous avons pu admirer à la fois en affiche électorale et en calendrier dans la gare !
Mais cette petite ballade dans le village nous aura permis de tomber nez à nez avec les clichés des Balkans : à savoir le vieil homme dans sa charrette trainée par un mulet... ainsi qu'un troupeau de chèvres guidé par une баба (grand-mère).
En plus, nous avons appris que dans la région de Zemen (mais nous découvrirons plus tard que de nombreuses régions font de même), lorsqu'une personne décède, sa famille colle dans les rues une affiche (format A4...) avec des photos du défunt ou de la défunte, ainsi que son âge, son nom, et certainement la date de l'enterrement. De plus, sur la porte de la maison familiale, on applique un gros noeud noir en signe de deuil...
L'aprés-midi a passé vite, nous nous acheminons vers la gare pour notre retour en train...
Laurianne, le 8 février 2008